La dialectique de l'absurde
L'Homme a depuis toujours une responsabilité envers sa descendance et pourtant il existe une forme d’absurdité dans son comportement : en effet, il est le principal acteur (voire le seul) de la dévastation accélérée de la planète et il le sait ! De manière complètement absurde, il continue d'assouvir ses envies, en occultant consciemment, et sans doute pour des raisons économiques connues de tous, une réelle réflexion sur son impact présent et futur envers la biodiversité et la survie de son espèce.
L’Homme n’a pourtant pas d’autres choix que de réparer ses erreurs passées - et ce, le plus vite
possible – et d'anticiper l’avenir, s’il veut que son espèce survive.
Auguste Rodin disait : « L’art, c’est la plus sublime mission de l’Homme puisque c’est
l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre. »
En ce sens, cette série intitulée la dialectique de l’absurde est avant toute chose la représentation picturale d’un constat : celui de la fragilité du monde. Un constat sur l’impuissance de l’Homme à en disposer dignement, de manière réfléchie et visionnaire. Et pourtant, c’est en préservant la biodiversité, en se responsabilisant sur le long terme, par des politiques adéquates de gestion de l’écologie, de l’environnement, de protection des espèces animales et végétales que l’Homme contribuera à assurer l’existence des générations actuelles et futures de l’espèce humaine. Au travers de mes toiles, je souhaite ainsi, à sa juste mesure, sensibiliser « le regardeur » et rendre compte de mes préoccupations partagées non seulement en tant que citoyen, mais aussi et surtout en tant qu’être humain soucieux de l’équilibre du monde… J’ai choisi de travailler sur le thème des animaux en voie de disparition, par le caractère typiquement absurde de l’influence directe de l’homme sur leur extinction. C’est aussi ce qui m’a amené a nommé cette série la dialectique de l’absurde puisque derrière la représentation d’animaux ligotés se cache bien évidemment la main de l’Homme…