Des matières qui coulent et qui fondent, s’entremêlent, se superposent aux images zébrées de monuments à jamais disparus , des bus décrépis rongés, rouillés par l’usure du temps. Des motos aux couleurs éclatantes et éclatées, moribondes et pleines de vie à la fois. La Nature, la technologie, l’Humanité et la peur de l’avenir…Qu’est-ce que sera demain ? . Ces thèmes composent un univers singulier, dans lequel le peintre Mickaël Doucet crée son propre vocabulaire pictural :
de la limaille de fer rouillée des heures durant dans l’atelier, des encres mélangées au liant acrylique, des lavis, du polystyrène fondu avec de l’acétone, du goudron chaud, des pigments couleurs terre, de l’huile évaporée dans la térébenthine…
La fin du monde ? La fin d’un monde ? Peut-être…
Toutes ses peintures forment un melting-pot de sensations, de moments du passé ou d’avenir, des fragments de temps suspendus qui sont autant d’images qui constituent notre mémoire, belles ou choquantes, mais qui forment une empreinte indélébile et homogène constituant ce que Mickaël Doucet appelle la vie…